Salut à tous, j'ai entamé un suivi chez une neuropsy et y a deux ou trois trucs qui me gênent un peu et je voulais l'avis de personnes extérieur mais qui en même temps peuvent comprendre les problèmes.
Comme je me rends compte que j'ai écris beaucoup j'ai essayé de simplifier, je vous laisse du contexte et la conclusion en bas, peu être lire un ou deux points entre, il peut parfois manquer un peu de contexte que j'ai mis dans un élément précédent.
Pour un peu de contexte j'ai déclenché un trouble bipolaire un peu avant le covid juste avant mes 16 ans. J'ai été diag tdah puis bipolaire, je suis sous traitement pour les deux mais entre le diag et le début des symptômes bipolaire il y a eu 5 ans.
Voici les raisons de ma volonté de suivi : Côté tdah tout ce qui touche à l'apprentissage je suis particulièrement et je mets un temps fou pour des choses qui vont globalement plus vites chez les autres. Elle m'a dit que dans des cas généraux comme ça on peut pas faire grand chose. Il a aussi un aspect relationnel avec le quel j'ai des difficultés.
(fin du contexte )
Concernant l'aspect social : J'ai arrêté le lycée tôt à cause de la bipolarité, y a eu le covid juste après et je vivais les premières phases. On a abordé dans les grandes lignes les années passé, on a parlé du trouble bipolaire mais très peu, alors que je pense que ça a tout de même beaucoup d'impact surtout à un âge où on construit beaucoup de trucs.
Ensuite elle m'a fait remplir de questionnaire, elle me dit que pour elle c'est de l'anxiété sociale, même si ça ne ressort pas dans les testes mais c'est parce que j'ai adapté mon quotidien, à savoir que les situations me posent pas de problèmes, sauf le téléphone que je déteste mais je me force pour prendre des rendez vous et le côté être au centre de l'attention (typiquement la poésie à l'école) alors oui j'ai plus de cas comme celui ci dans ma vie, mais je trouve que dire que j'ai adapté pour un truc très particulier parce que je connais peu de gens qui dans leur quotidien se retrouve à devoir parler une foule.
A savoir que je suis entrain de changer de travail donc je ne travaille pas en ce moment, j'étais en vacance avant et ça fait même pas deux semaines que je suis rentré. Elle m'a demandé si j'avais vu des gens entre temps, j'ai été chez des proches que je vois régulièrement et qui sont un peu les seuls que je vois ( et ma mère avec qui j'habite) sinon c'est des personnes dans des contextes de vie courante du genre je vais à la pharmacie. Elle m'a dit "oui mais vous avez bien eu d'autres occasions ?" c'est pour ça que je viens, dans les relations c'est compliqué.
On a ensuite discuté de faire quelque chose en club, je fais de la natation de temps en temps et ce que j'aime c'est vraiment le côté calme du truc (le son dans l'eau, y a quand même un rythme à avoir pour et je m'enfiche un peu le côte performance c'est un peu une balade) et donc que ça m'embêtait un peu de faire ça en club parce que j'ai déjà vu les sessions de loin et j'aime pas trop la manière de faire, parce que je fais pas de la natation pour ça. J'ai ensuite dit que je voulais bien faire quelque chose en plus et qu'il y avait des sessions escalades en groupe et ça pourquoi pas.
On a un peu parlé de ma famille, je suis pas proche d'eux, elle est vraiment pas grande, on fait très peu de repas de famille et je suis un peu lassé d'avoir toujours les même reproches d'une personne en particulier (c'est pour tout le monde pareil, même sa fille n'y va pas pendant des mois parfois et n'a pas particulièrement envie d'y aller quand elle y va), comme ça me fait pas plus plaisir que ça des les voir j'y vais pas souvent. Elle est revenu sur mon absence de volonté de faire de la natation en club (malgré que pour l'escalade pas de soucis) en disant que j'ai été assez réfractaire sur différents points mais je vois pas l'intérêt d'être une situation que j'aime juste pas sans qu'il y est un problème derrière ?
On a parlé de mon ancien travail, pour le coup je voyais énormément de monde, je n'ai pas bâti de relation pour autant, elle m'a dit "oui mais les autres non plus ?" alors que clairement si, beaucoup se voyait dehors régulièrement en ne se connaissant pas avant.
J'habite encore chez ma mère, surtout pour des raisons financières, j'avais néanmoins cherché un appartement mais je déposais des dossiers pour des appartements assez grand, sauf que forcément des couples aussi, deux salaires, j'ai jamais trouvé. Je me projette pas dans des appartements plus petits même si j'en ai visité, (je pouvais me permettre le plus grand niveau loyer je travaillais de nuit à ce moment). Je conçois que rester borné sur quelque chose est peut être pas toujours la bonne solution, je sais que je suis particulièrement têtu mais y a aussi des choses positives là dedans parce que je renonce difficilement ( et en étant bipolaire je vous assure qu'il faut être coriace. ..) Elle m'a dit que c'était une manière de faire pour ne pas partir, je suis parti en voyage seul pendant un mois à l'autre bout du monde juste avant, je pense quand même être autonome..
On a ensuite pris l'exemple de l'escalade et fait le pire scénario en cherchant ce que je pouvais penser de moi même. J'ai justement fait beaucoup de travail sur moi même avant ça pour arrêter de toujours penser au pire, et maintenant j'arrive à ne plus anticiper mais voir les choses au cas par cas sur le moment et ça a aussi limité l'après où j'essaye aussi de passer plus vite à autre chose sans le retourner en boucle dans ma tête. J'ai pas envie de réveiller de vieux problèmes, l'exercice me dérange un peu..
On a ensuite parlé d'éventuels exercices par la suite, j'ai mentionné ma fatigue difficile à gérer sûrement causé par le tdah (parce que faire des activités tout les soirs quand je retrouve du travail clairement je tiendrais pas, j'ai un peu poussé à des moments et je veux aussi respecter mes limites) Elle m'a dit que des gens avec des troubles et des enfants même si c'était difficile arrivés et que c'était une question de motivation. J'ai beaucoup de mal avec quand on veut on peut
Pour la conclusion :
Il y a aussi une interrogation de son côté d'un trouble autistique, ça m'étonnerait pas, je suis pas fermé à passer des testes si ça devient nécessaire d'un point de vu suivi. Mais comme le diag tdah ne m'a rien apporté en lui même j'ai personnellement pas besoin de juste savoir (je comprends tout à fait les gens qui en ressentent le besoin, c'est pas mon cas, l'avantage du diag tdah c'est l'accès au traitement). Elle pense par contre à une anxiété sociale, malgré le fait que ça ne ressorte pas dans les testes. Pour le coup je suis plus mitigé, c'est pas le côté social en lui même qui pose soucis, j'ai pas de difficultés à parler avec les autres mais je suis peu spontané et je trouve que je manque beaucoup de fluidité dans mes relations amicales quand c'est pas des gens très proches (comme ceux chez qui je suis allé) et j'ai beaucoup de mal à construire des relations, ça reste de surface et je n'arrive pas à aller plus loin. Mais je suis pas anxieux pour autant, j'ai surtout l'impression qu'il y a quelque chose que je comprends pas dans la façon d'être socialement, quelqu'un ici m'avait parler du rsd et je trouve que ça correspond mieux. J'ai l'impression qu'elle essaye de modeler des conclusions à des faits pour qu'ils correspondent à son avis sur l'anxiété sociale. Je vais me répéter un peu mais en étant bipolaire, j'ai fait un travail d'introspection titanesque avant de comprendre que j'avais juste perdu au jeu de la génétique, j'ai une analyse de moi même assez poussé, j'ai pas toutes les solutions néanmoins. Mais je ne vois pas l'intérêt que j'aurais de mentir face à elle, je suis là pour chercher des solutions justement. Et avec le trouble bipolaire encore une fois, je reviens de très loin et j'ai pas d'appréhension à devoir voir des problèmes. J'ai dû mal avec certaines façons de tirer des conclusions alors que c'est absolument pas mon ressentit.
J'ai vu plusieurs psy à des moments de ma vie pour différentes choses, sauf mon psychiatre actuel qui est excellent (mais c'est un médecin et le côté médical est bien plus " flagrant "que d'autres psychiatres que j'ai vu). Au mieux ça avance pas parce que je pense que la façon de faire ne m'est pas adapté, parfois je les trouves pas très bon. Mais je m'interroge quand même sur la méthode et le parti prit de l'anxiété sociale alors que pour moi ça colle pas..
Je suis désolé j'ai écris beaucoup, j'ai essayé de simplifier merci à ceux qui auront pris le temps de lire et de pouvoir m'apporter leur avis (je prise que c'était mon troisième rendez vous)